La peur est une réponse émotionnelle à la perception d'un danger imminent, réel ou éxagéré. Elle se déclanche par l'activation de l'amygdale.Elle provoque un réflexe de défense qui révèle et reflète l'identité et la fragilité d'une personne, d'une culture ou d'une civilisation. La peur est un facteur de survie dans un monde naturellement dangereux. Elle stimule
l'attention qu'on porte du monde extérieur, fonctionne comme un avertisseur et fait partie de l'instinct de survie.. Par exemple, un touriste qui voyage dans les zones tribales aux confins du Pakistan et de l'Afghanistan sans prendre les précautions que lui dicte sa peur devient inconscient.
Quelqu’un qui agit sous la peur n’est pas entièrement conscient de ses actes. La peur , sentiment passager mais omniprésent dans la vie politique et sociale determine donc des dicours et mesures prises très importantes mais lesquelles, avec un recul , on peut apercevoir cette peur paradoxale et inutile.
Hors les politiques jouent sur la peur des citoyens .
La notion de «politique de la peur» est apparue dans la philosophie politique sous la plume de Carl Smith. Elle définit l’ennemie comme rattaché à l’idée d’hostilité. Elle désigne une opposition frontale, structurale, destinée à durer. Elle découle de l’idée de politique puisqu’elle s’adresse à une collectivité toute entière, transite à ce titre par l'État et par le politique. La notion d’ennemi résulte d’un choix de politique étrangère de l'État et vise un autre État, une autre organisation, une armée et une diplomatie. Elle reste également très liée à l’histoire classique des relations internationales. Une compétition d'États qui peut aller jusqu’à la guerre.Tout ceci est une notion subjective puisque l’ennemi est crée, donc suppose un choix et une délibération d’acteurs. Si dans le passé les confrontations entre Etats étaient très vite liées à l’hostilité aujourd’hui elle est moins manifeste et moins organisée. Des ambigüités se sont crées, on ne sait plus s’il s’agit de guerres, de conflits, d’ennemis qui désignent une vision du monde distincte ou opposée et un intérêt contraire.
L’expression « politique de la peur » implique que des politiciens manipulent volontairement les craintes des populations pour réaliser leurs objectifs. C'est pour cela que dans certains pays ce programme politique basé sur la peur renforce les discriminations, élargit le fossé entre les possédants et les démunis, entre "eux" et "nous", et laisse sans aucune protection les personnes les plus touchées par la marginalisation»
Quel est le but?
Garder la population inquiète et donc en demande d’être mise en sécurité, en la menaçant d’une série ininterrompue de monstres qui résultent la majorité des fois imaginaires.
Les politiques à court terme qui encouragent les peurs et créent la division, sapent l'État de droit et les droits humains, entretiennent le racisme et la xénophobie, divisent les populations, augmentent les inégalités et sèment les germes de nouvelles violences et de futurs conflits».
Désormais les possibilités de tolérance et d'expression d'une opinion dissidente ne sont pas possibles.
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