On a peur de l'Autre, de l'étranger qui viendrait envahir la patrie, menacer l'identité nationale et voler les emplois; on a peur du terrorisme et des armes de destruction massives; on a peur de la précarité économique, et même de l'effondrement de l'économie, depuis la crise financière commencée en août 200 7 avec la crise des subprimes et qui s'accélère en 2008;on a même peur des catastrophes naturelles.
La peur de la stagnation économique et désormais de la récession, débouche sur une autre peur subtile qui est celle de voir l'Europe condamnée à devenir une sorte de musée, de Venise énorme, un oasis d'un « art de vivre » et d'une culture sophistiquée, où les habitants de continents plus dynamiques comme l'Asie viendraient passer leurs vacances ou leur retraite. Il s'agirait d'une Floride en moins vulgaire, défunt centre de créativité, sans aucune influence sur le monde.
On nous prône a tors et à travers une pensée rationnelle, dominée par l’ordre et par la rigueur , des clichés même qui existent sur la volonté d’ordre de rigueur des français, comme si pour atteindre la sagesse cette discipline était indispensable.
Hélas depuis la nuit des temps , la vie des hommes a été dominée par la peur, et plus encore aujourd’hui , même au plan politique et social. Des sonnettes d’alarmes sonneraient si quelqu’un affirmait que ce monde, les décisions les plus importantes et donc dignes de réflexion sont simplement mises en œuvres par des simples pulsions, émotions, surtout la peur .
Nous sommes dans un cercle vicieux qui pourrait petit à petit, devenir dangereux pour la liberté d'autrui. Les gens ont peur et se divisent, prenant des attitudes extrémistes qui dans le futurs pourront provoquer une 3 guerre mondiale , justifiant les fossés entre musulmans et non musulmans par exemple. Car il ne faut pas oublier que les victimes sont là, des blessés , des personnes qui ont été marques psychologiquement par ces actes barbares mais aussi des parents qui ont perdu leurs fils, des fils qui ont perdu des frères, des camarades de classe qui ont perdu des amis, bref l'ombre d un être proche qui s´est évaporé par le terrorisme. Mais il y a aussi des musulmans ou habitants de certaines régions ou il y a des forts conflits qui se sentent acharnés par l'axe opposé , et par les réactions extrêmes et dures prises par la société et les gouvernements. Ils se radicalisent et adhérent aux extrémistes . Ces deux axes ne sont donc des marionnettes articulées par les forces supérieures terroristes et les gouvernements .Il s'agit une situation dangereuse qui ne fait que s´accroître et qui , si elle ne cesse pas deviendra invivable. Nous étudions le passé pour mieux connaître le présent et prévoir le futur, et nous avons vu justement comment ces politiques de peur ont servi pour alimenter les conflits et créer des guerres.
Nous devons tenir en compte que la peur lorsqu'elle est excessive devient dangereuse. La peur est un mauvais maître parfois exécrable.