Voici notre TPE que nous avons réalisé depuis Septembre. Nous espérons que vous l'apprécierez

lundi 20 septembre 2010

La peur en Occident

L'occident est possédé par la peur comme l'Asie se grandie par l'espoir et le monde arabo-musulman par l'humiliation.

Si l'Europe a frôlé l'autodestruction pendant la Première Guerre Mondiale et lors de la Seconde elle a laissé libre cours à des pulsions de meurtre et de suicide il s'agissait toutefois de ses « propres » folies. Pourtant aujourd'hui,le monde occidental comprenant l'Europe et les États Unis subit une crise d'identité résumée par la réalité émotionnelle de la peur. De cette façon les États-Unis ont peur du déclin et l'Europe craint de perdre sa raison d'être.


L'Europe souffre d'une crise d'identité. Elle est un exemple de construction de territoires juxtaposés qu’il a fallu construire en nation en les distinguant des autres. Derrière il y avait une idée de culture partagée et d’autre part un modèle de politique commun.

On trouve ici un paradoxe, alors que nous sommes dans un monde d’identités multiples emboîtées nous retrouvons de idées identitaires et particularismes.

Cette cris est aggravée par la peur de la récession économique et les attaques contre le pouvoir d'achat des citoyens européens, mais bien antérieure au premier choc de celle dite « des sub-primes »

C'est ainsi qu'en 1989, L'Europe célébrait la chute du Mur, qui semblait signifier la fin de la division. Pourtant en 2009, elle donne l'impression de vouloir l'érection de nouveaux murs, qui la protégeraient du monde extérieur, avec ses millions de concurrents, ses milliers d'immigrants et ses centaines de terroristes.

L'explication de cela peut être trouvée dans les cendres de la Seconde Guerre Mondiale: époque de résurrection économique, de reconstruction et d'expansion. L'Europe était la région la plus pacifique et prospère de la planète avec de nombreuses organisations internationales depuis le Conseil de l'Europe, avec sa Convention européenne des droits de l'homme et des structures qui allaient conduire à l'Union actuelle tels que l'euro. Cependant, elle était pétrie de peur. La CECA (Communauté économique du charbon et de l'acier répondait essentiellement à la peur d'un retour en arrière et d'un nouveau conflit armé entre la France et l'Allemagne. Aussi, la Communauté européenne de défense (CED), finalement rejetée en 1954, un an après la mort de Staline, était une manière de refléter la peur des chars soviétiques et d'un effondrement entre communisme et capitalisme. Finalement, l'euro fut porté par la peur d'une résurgence du nationalisme allemand et de la supériorité économique d'une Allemagne reunifiée.

La période précédent la Seconde Guerre Mondiale fut en Europe caractérisée par une culture de peur qui provoqua la montée du fascisme, nazisme et du communisme soviétique.

Les incertitudes du futur: le chômage.

Le chômage installé au début des années quatre-vingt, est devenu un « cancer social » qui renforce la double peur du futur et des « Autres », soupçonnés de voler leur travail aux Européens. Le chômage demeure un très grave problème en Europe puisqu'il affecte principalement les jeunes qui tentent d'entrer sur le marché du travail. Psychologiquement, il crée un sentiment de fragilité, qui se transmet d'une génération à l'autre. En France, 75% des jeunes rêvaient de devenir fonctionnaires afin d'avoir un emploi garanti leur vie durant. Mais, le chômage devient-il, par « la faute à l'Asie », une épidémie à laquelle on ne peut échapper?

En mai 1968, les français sont descendus dans la rue pour changer leur monde considéré ennuyeux. Ils rêvaient à la Chine et à « la révolution culturelle ». Cependant en 2006, on ne veut plus changer le monde mais s'en protéger; on souffre de la peur d'être laissés sur le carreau par les plus dynamiques des économies asiatiques. L'Asie serait -elle coupable de la disparition lente en Europe de la classe ouvrière traditionnelle et la fermeture de très nombreuses usines?

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire